68, rue de Rivoli, où un trompettiste de la Garde républicaine a sonné le cessez-le-feu le 26 août. et métro, Hotel de Ville, hommage à la grève déclenchée par trois mille employés des transports parisiens, dès le 16 août 1944. Arrestations, faits d'armes, déportations… les plaques commémoratives, à Paris, en disent long sur la Seconde Guerre mondiale. Petit-fils d’un ébéniste juif du quartier de la Nation, le graphiste Philippe Apeloig les a compilées dans “Enfants de Paris”, un livre exceptionnel. Plus de mille. Avec une équipe de photographes, le graphiste et typographe Philippe Apeloig a minutieusement répertorié les plaques commémoratives parisiennes de 1939-1945. Elles portent les noms des résistants de la première heure, comme Jacques Bonsergent, « fusillé le 23 décembre 1940 », ceux des gardiens de la paix tombés en libérant Paris, fin août 1944. Ceux des inconnus, telle Renée Lévy, « décapitée à la hache » par les nazis le 31 août 1943,et ceux des célébrités, dont le poète Robert Desnos, mort « parce qu’il était épris de liberté, de progrès et de justice ». 2/5: les deux plaques du gym­nase Japy, celle de gauche est dédiée à la mémoire des 3 710 hommes arrêtés « par la police de Vichy et l’occupant nazi » dès le 14 mai 1941, plus de un an avant la rafle du Vél’d’Hiv. Ils sont morts à Auschwitz. Celle de droite signale que « des enfants, des femmes et des hom­mes » juifs ont été regroupés là par milliers le 20 août 1941 et le 16 juillet 1942. Eux aussi ont été envoyés à la mort. 3/5: rue Eginhard, une plaque posée au sol sur une sorte de stèle. Une des plus tragiques, elle mentionne la mort de jumeaux de 15 ans, Salomon et Bernard Zajdner, « dans le bloc des expériences » d’Auschwitz. 4/5 et 5/5 Deux plaques anonymes apposées par la Mairie de Paris contre les façades de l’école maternelle rue Vivienne et dans l’école élémentaire rue de Marseille. Retrouvez dans Télérama et sur telerama.fr le portrait de Philippe Apelog par Xavier de Jarcy. © Philippe Apeloig/Gallimard À lire: Enfants de Paris, 1939-1945, de Philippe Apeloig, éd. Gallimard, 1 120 p., 45 €. #philippeapeloig @robertofrankenberg @editions_gallimard @telerama telerama Télérama

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  • 68, rue de Rivoli, où un trompettiste de la Garde républicaine a sonné le cessez-le-feu le 26 août. et métro, Hotel de Ville, hommage à la grève déclenchée par trois mille employés des transports parisiens, dès le 16 août 1944. Arrestations, faits d'armes, déportations… les plaques commémoratives, à Paris, en disent long sur la Seconde Guerre mondiale. Petit-fils d’un ébéniste juif du quartier de la Nation, le graphiste Philippe Apeloig les a compilées dans “Enfants de Paris”, un livre exceptionnel. Plus de mille. Avec une équipe de photographes, le graphiste et typographe Philippe Apeloig a minutieusement répertorié les plaques commémoratives parisiennes de 1939-1945. Elles portent les noms des résistants de la première heure, comme Jacques Bonsergent, « fusillé le 23 décembre 1940 », ceux des gardiens de la paix tombés en libérant Paris, fin août 1944. Ceux des inconnus, telle Renée Lévy, « décapitée à la hache » par les nazis le 31 août 1943,et ceux des célébrités, dont le poète Robert Desnos, mort « parce qu’il était épris de liberté, de progrès et de justice ». 2/5: les deux plaques du gym­nase Japy, celle de gauche est dédiée à la mémoire des 3 710 hommes arrêtés « par la police de Vichy et l’occupant nazi » dès le 14 mai 1941, plus de un an avant la rafle du Vél’d’Hiv. Ils sont morts à Auschwitz. Celle de droite signale que « des enfants, des femmes et des hom­mes » juifs ont été regroupés là par milliers le 20 août 1941 et le 16 juillet 1942. Eux aussi ont été envoyés à la mort. 3/5: rue Eginhard, une plaque posée au sol sur une sorte de stèle. Une des plus tragiques, elle mentionne la mort de jumeaux de 15 ans, Salomon et Bernard Zajdner, « dans le bloc des expériences » d’Auschwitz. 4/5 et 5/5 Deux plaques anonymes apposées par la Mairie de Paris contre les façades de l’école maternelle rue Vivienne et dans l’école élémentaire rue de Marseille. Retrouvez dans Télérama et sur telerama.fr le portrait de Philippe Apelog par Xavier de Jarcy. © Philippe Apeloig/Gallimard À lire: Enfants de Paris, 1939-1945, de Philippe Apeloig, éd. Gallimard, 1 120 p., 45 €. #philippeapeloig @robertofrankenberg @editions_gallimard
    Télérama 68, rue de Rivoli, où un trompettiste de la Garde républicaine a sonné le cessez-le-feu le 26 août. et métro, Hotel de Ville, hommage à la grève déclenchée par trois mille employés des transports parisiens, dès le 16 août 1944. Arrestations, faits d'armes, déportations… les plaques commémoratives, à Paris, en disent long sur la Seconde Guerre mondiale. Petit-fils d’un ébéniste juif du quartier de la Nation, le graphiste Philippe Apeloig les a compilées dans “Enfants de Paris”, un livre exceptionnel. Plus de mille. Avec une équipe de photographes, le graphiste et typographe Philippe Apeloig a minutieusement répertorié les plaques commémoratives parisiennes de 1939-1945. Elles portent les noms des résistants de la première heure, comme Jacques Bonsergent, « fusillé le 23 décembre 1940 », ceux des gardiens de la paix tombés en libérant Paris, fin août 1944. Ceux des inconnus, telle Renée Lévy, « décapitée à la hache » par les nazis le 31 août 1943,et ceux des célébrités, dont le poète Robert Desnos, mort « parce qu’il était épris de liberté, de progrès et de justice ». 2/5: les deux plaques du  gym­nase Japy, celle de gauche est dédiée à la mémoire des 3 710 hommes arrêtés « par la police de Vichy et l’occupant nazi » dès le 14 mai 1941, plus de un an avant la rafle du Vél’d’Hiv. Ils sont morts à Auschwitz. Celle de droite signale que « des enfants, des femmes et des hom­mes » juifs ont été regroupés là par milliers le 20 août 1941 et le 16 juillet 1942. Eux aussi ont été envoyés à la mort. 3/5: rue Eginhard, une plaque posée au sol sur une sorte de stèle. Une des plus tragiques, elle mentionne la mort de jumeaux de 15 ans, Salomon et Bernard Zajdner, « dans le bloc des expériences » d’Auschwitz. 4/5 et 5/5 Deux plaques anonymes apposées par la Mairie de Paris contre les façades de l’école maternelle rue Vivienne et dans l’école élémentaire rue de Marseille. Retrouvez dans Télérama et sur telerama.fr le portrait de Philippe Apelog par Xavier de Jarcy. © Philippe Apeloig/Gallimard À lire: Enfants de Paris, 1939-1945, de Philippe Apeloig, éd. Gallimard, 1 120 p., 45 €. #philippeapeloig @robertofrankenberg @editions_gallimard

    68, rue de Rivoli, où un trompettiste de la Garde républicaine a sonné le cessez-le-feu le 26 août. et métro, Hotel de Ville, hommage à la grève déclenchée par trois mille employés des transports parisiens, dès le 16 août 1944. Arrestations, faits d'armes, déportations… les plaques commémoratives, à Paris, en disent long sur la Seconde Guerre mondiale. Petit-fils d’un ébéniste juif du quartier de la Nation, le graphiste Philippe Apeloig les a compilées dans “Enfants de Paris”, un livre exceptionnel. Plus de mille. Avec une équipe de photographes, le graphiste et typographe Philippe Apeloig a minutieusement répertorié les plaques commémoratives parisiennes de 1939-1945. Elles portent les noms des résistants de la première heure, comme Jacques Bonsergent, « fusillé le 23 décembre 1940 », ceux des gardiens de la paix tombés en libérant Paris, fin août 1944. Ceux des inconnus, telle Renée Lévy, « décapitée à la hache » par les nazis le 31 août 1943,et ceux des célébrités, dont le poète Robert Desnos, mort « parce qu’il était épris de liberté, de progrès et de justice ». 2/5: les deux plaques du gym­nase Japy, celle de gauche est dédiée à la mémoire des 3 710 hommes arrêtés « par la police de Vichy et l’occupant nazi » dès le 14 mai 1941, plus de un an avant la rafle du Vél’d’Hiv. Ils sont morts à Auschwitz. Celle de droite signale que « des enfants, des femmes et des hom­mes » juifs ont été regroupés là par milliers le 20 août 1941 et le 16 juillet 1942. Eux aussi ont été envoyés à la mort. 3/5: rue Eginhard, une plaque posée au sol sur une sorte de stèle. Une des plus tragiques, elle mentionne la mort de jumeaux de 15 ans, Salomon et Bernard Zajdner, « dans le bloc des expériences » d’Auschwitz. 4/5 et 5/5 Deux plaques anonymes apposées par la Mairie de Paris contre les façades de l’école maternelle rue Vivienne et dans l’école élémentaire rue de Marseille. Retrouvez dans Télérama et sur telerama.fr le portrait de Philippe Apelog par Xavier de Jarcy. © Philippe Apeloig/Gallimard À lire: Enfants de Paris, 1939-1945, de Philippe Apeloig, éd. Gallimard, 1 120 p., 45 €. #philippeapeloig @robertofrankenberg @editions_gallimard

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